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Mes derniers jours en Guyane ont été assez mouvementés : Au retour de Saint Georges (la ville Guyanaise donnant sur Oiapoque), dans le minibus, je fais connaissance avec deux éducateurs blacks d'un centre social de Cayenne qui me parlent des difficultés de l'éducation des enfants issus des zones les plus pauvres de cette ville... le mélange entre les cultures française et maternelle, la proximité des trafics et le développement de "cités" communautaristes sont très déstructurants pour cette prochaine génération... il y a de quoi être inquiet. Je réalise à quel point il y a à faire ici, chez nous, et combien l'image du brave petit blanc qui se révolte conte "la misère" dans les "pays pauvres" est pathétique. Et le centre a besoin d'éducateurs ... l'engagement est tentant. Finalement, je ne donnerai pas suite à leur proposition. Leur structure n'est pas en ligne, mais cette association propose des offres d'emplois se rapprochant, pour ceux (ou celles) qui seraient intéressés : http://www.jclt.org/actions.php Allez-y !!
Jeudi 20 mai j'ai d'abord été faire des promenades à la crique Gabriel et sur le Mahury, puis.. il était prévu que j'embarque pour une visite des marais de Kaw .. mais un petit accident de voiture en a décidé autrement. Je n'ai absolument rien eu, juste quelques bleus le long du bras gauche, de la fesse et de la jambe droite où a frotté le cadre de la fenêtre conducteur. La voiture, elle, est en piteux état. Pas moyen de la redémarrer et la carosserie est complètement tordue. J'ai du coup pu apprécier la solidarité et l'entraide locales, qui m'ont vraiment apaisée et réconfortée dans ces moments difficiles. J'étais sur une route où le signal téléphonique passait très mal, qui n'est pas répértoriée et sur laquelle passent uniquement les touristes et les gardes de la réserve, et tout le monde s'est arrêté pour m'aider, à part le car de touristes (mais bon, c'est un car quand même). La dépanneuse, grâce à l'aide de tout le monde, est arrivée en moins de deux heures. Le dépanneur m'a dit qu'il venait régulièrement dépanner des voitures sur cette route .. mais installer un panneau signalant le danger sur une route guyanaise... c'est juste improbable. Déjà, il y a une route ! C'est plus qu'ailleurs ! Enfin, si la même chose vous arrive, je vous conseille les transports Mathieu. 06 94 23 24 04 (moui, ça peut toujours servir) Après avoir mis la voiture sur la dépanneuse, j'étais déprimée de ces marais qui me resteraient inaccessibles, de cette Guyane qui me coince dans sa toile, pas trop sûre de comprendre comment j'étais encore là et surtout paniquée à penser comment j'allais bien pouvoir faire réparer la voiture que m'avait si gentiment confiée Valérie... le conducteur me propose de mettre la radio. La belle voix des Ronettes m'attendait pour entonner son chant "sixties"... finalement, il en faut peu pour être consolée. http://www.youtube.com/v/CiwbabGKwjM Je ne verrai donc pas les marais de Kaw. Tant que je peux revoir Paris, tout va bien !
Vendredi 21 mai, je suis restée au calme (en fait j'ai dormi d'un sommeil de plomb jusqu'à une heure inimaginable pour moi) et ai profité simplement d'un passage avec Florian au site "Toucan" pour voir la fusée Ariane prendre son envol. Un beau décollage !! (voir photos "Toucan") Je suis vraiment heureuse d'avoir pu bénéficier de places pour voir ce décollage ! Encore un immense merci à Mathilde ! Je n'ai pas vraiment de mots pour exprimer cette expérience unique... Le flash, le bruit, la fumée, la lumière comme un feu d'artifice puis le "coucher de fusée".. A faire !! si vous en avez l'occasion, ne passez pas à côté !
Samedi 22 mai, dernier jour en Guyane : C'est la fin de mon avenutre guyanaise. Après un petit tour au marché avec Valérie pour remplir totalement de fruits et légumes les quelques kilos restants du poids autorisé dans mes valises, Florian m'emmène dans une crique secrète, qui est de toute beauté (dossier photos Cayenne). L'eau est transparente, la roche sublime, le ciel bleu, quelques avions, les arbres, l'eau ... le charme et la splendeur au naturel. Je garderai toujours de la Guyane ces images de Beauté à l'Etat Pur et espère que nous saurons préserver ces espaces pour les générations futures. Rendez-vous TOUS sur http://terresacree.org/forevieg.htm ou http://www.aquaverde.org/fr/index.shtml ou toute autre association qui défend cette Nature.
Mercredi 25 Août 2010Poster un commentaire
Quelques mots tout de même, des mois après, sur mon court passage au Brésil !
Me voilà donc partie pour Oiapoque en taxi collectif (minibus) puis en pirogue pour l'Ilha Sophia (voir dossier photos), petit ilôt de verdure paradisiaque. Je pensais poursuivre mon voyage vers les villages "indigènes" qui finalement ne sont pas accessibles à moins de 4 heures de pirogue, et moyennant un voyage aller simple, sans retour assuré. Normalement, me connaissant, je serais déjà sur la pirogue ... Au lieu de cela, je me pose un instant dans l'Ilha Sophia. En m'installant, je m'étonne que les chambres soient à l'étage, tout en haut des escaliers ... J'aime le côté cabane, en haut des arbres, le fleuve à mes pieds, j'aime les douches qui sont dans un bâtiment séparé, j'aime les planches du parquet qui laissent passer la lumière par en dessous, la peur que mon stylo ne disparaisse, tombant par les trous lorsqu'il roule au sol. Et je perds une pièce d'1 euro, songeant avec amusement que cette monnaie n'est même plus valable dans ce coin de la Guyane.. Première chose à faire : passer à la Banco tirer des Reals. Je sors et j'aperçois tout de suite que le restaurant fonctionne à l'énergie solaire, avec de grands panneaux posés au milieu de la "cour". M'accoudant au balcon, je réalise que la totalité de la balustrade manque de s'écrouler, des mites ayant pris possession des lieux... C'est décidé, je reste. Voilà comment un instant dans l'Ilha Sophia fut un instant de trop ... J'ai enfin trouvé mon petit coin de calme et de repos ! J'ai passé un séjour IDEAL ici ! Je le conseille à tous ! Ces quelques jours ont été fantastiques !
Je rencontre deux gendarmes (Christian et Bruno, mais Bruno est déjà à la retraite) en vacances pour le week-end, qui vont autour d'une bière me raconter toute une vie de Guyane et de Brésil. Deux vies, plus précisément. La lutte conte les trafiquants, les "arrangements" à déceler avant qu'il ne soit trop tard, les caractères parfois extrêmes de ceux qui vivent dans ce pays.. tous les petits secrets du coin n'en sont plus pour moi. Bruno m'apprend aussi plein d'histoires des fleurs et des oiseaux :) Je me promène pas mal sur l'ilôt mais on ne peut pas aller très loin, la végétation est trop dense ou il faudrait avancer au sabre d'abattis (le coupe coupe quoi). Je me risque de quelques mètres dans un bout de forêt avant de retourner rapidement sur mes pas. Je suis incapable de me repérer dans les forêts Amazoniennes, et pas envie de m'y perdre, cette fois. Je me sens vraiment toute casanière durant ce séjour. L'aventure est devant moi et je suis trop réaliste sur les difficultés de survie dans cet environnement. Ai-je tort ou raison, je ne sais. Du coup, je vais seulement explorer le bateau abandonné quelques brasses plus loin. Y'a juste quelques animaux, quelques peintures.. Bon, je passe un bon moment quand même ! Un matin, je découvre l'utilité de mettre les chambres à l'étage... A mon réveil, le petit banc où je m'étais posée la veille est inondé... L'eau a monté de deux à trois mètres en une nuit !!!!! Entre les "marées" du fleuve et une "pluie" de saison durant la nuit, pas étonnant... mais impressionnant !
Depuis l'ilôt, j'ai pu accéder à Oiapoque, encadrée de mes deux guides... je dois avouer qu'au premier abord, je ne suis pas du tout rassurée (très peu de femmes dans les rues, très peu de blancs qui aient l'air "clean") mais peu à peu, je prends confiance. Certes étouffés par la situation commerciale de la ville (juste en face du territoire français - car Oiapoque est le refuge idéal de tous les vadrouilleurs.. en tous genres... - les locaux ont su garder leur naturel, leur sourire.. Je me sens plus à l'aise. Mais quand même, on se croirait un peu dans un Indiana Jones. Heureusement mes deux guides me montrent les quartiers de la ville, ici c'est tranquille, ici c'est la zone... L'architecture ne ressemble pas à celle de la Guyane et c'est troublant qu'une rue qui paraisse "pas sûre" soit en fait un quartier résidentiel calme, et inversement. Finalement, on va au Musée des Cultures ! Me voilà tout à fait à mon aise, mes guides sont surpris mais quoi, donnez-moi un Musée, je suis chez moi !! C'est là que j'achète une grande partie de l'artisanat indien ramené de mon voyage. Les artisans ont écrit leur nom sur un papier accroché à l'objet qu'ils ont façonné, ça me touche. Sinon point de vue langue, le portugais brésilien est ici mêlé de mots guyanais et indiens, je n'y comprends pas grand chose. Je vois plein de fêtes, les piroguiers se rassemblent plusieurs soirs dans mon hôtel pour des fêtes "locals only" (plus moi et les gendarmes mais bon, en ce qui me concerne je me fais hyper discrète, trop contente de voir du "vrai" depuis mon balcon). C'est aussi la préparation de la coupe du monde de foot, et quand on dit que le Brésil est le pays du foot, eh ben c'est vrai ! http://www.youtube.com/v/p2cdDuDvkA8 J'ai droit à "Waka Waka" je ne sais combien de fois par jour, à la radio, dans les fiestas et même sur les pirogues ! Notez en passant que les brésiliennes font la choré bieeeeeeeeeen mieux que Shakira. Ah bah, vous n'aviez qu'à venir !! Vous auriez pu constater. Non mais ! Plus tard, la chanson a été sélectionnée pour être l'hymne officiel de la Coupe 2010 :) Pour en revenir à ma petite personne, je me fais emmener, grâce à Bruno qui m'arrange le voyage, à Saut Maripa par l'ami de Claudia. Claudia gère l'ilôt, son hôtel et son restaurant. Fabio pêche, s'occupe des "courses", des réservations en français et fait le service. Il m'emmène donc à Saut Maripa, l'un des plus beaux sauts de Guyane !! (voir dossier photos Saut Maripa) C'est vraiment une super balade ! Comme on est en saison des pluies, l'eau est très haute, mais c'est "la plage" du coin. Tous les jeunes s'y retrouvent en saison sèche. Là on est tranquilles, on peut en profiter. Jusqu'au moment où Fabio grave nos noms dans un arbre .. parce qu'on est amis ? que j'appartiens aussi à la Guyane ? ... Bon, là, je réalise surtout que j'appartiens à Paris. Que ce voyage serait tellement meilleur partagé avec mes amis de Paris. Alors je pense que je reviendrai au Brésil... avec des amis !!! :) Si vous passez par Oiapoque, arrêtez-vous à l'Ilha Sophia et profitez du bonheur chez Claudia y Fabio !
Mercredi 25 Août 2010Poster un commentaire
Cayenne et ses environs : Dès lundi 10 mai, me voilà donc installée à Cayenne chez Florian, un ami d'ami qui m'accueille à bras ouverts. C'est la magie du Pouvoir Geek ou comment un jeu en ligne peut rapprocher des gens de tous horizons. RG et Florian ne se sont donc jamais rencontrés, mais c'est sans crainte que je débarque chez les parents de Florian, au "Lotissement Espace" (non mais faut le faire, quand même ! ;). Et je dois avant toute chose remercier Florian et ses parents, Valérie et David, qui ont tous les trois été d'une générosité et d'une gentillesse indescriptibles ! Ils m'ont accompagné dans tellement d'endroits qu'il serait difficile de faire la liste. Donc, je vais juste en citer quelques-uns :) D'abord, je dois parler des plages sublimes de Guyane, obligé ! Tellement belles que j'ai préféré ne pas faire de photo !! Ben oui, sinon l'an prochain, c'est rempli comme la Côte d'Azur... Alors que là, c'est le bonheur sur chacune de ces plages géantes, il y a trois petits groupes de personnes, au maximum. J'imagine déjà des concerts en plein air ... waouhhh ... non j'ai rien dit ! Oubliez ! Non en vrai elles sont toutes moches les plages, y'a même de la mousse sur le bord, de la mousse comme dans la machine à laver, à cause des produits qu'y a dans l'océan ... Faut pas y aller ! En plus, sur la page de Rémire, Washington vous surveille... oui... FBI, j'écoute ! ? (en fait c'est juste un SDF qui squatte l'ancienne discothèque de la plage où graffeurs et autres passants laissent leurs empreintes... je vous conseille le détour... mais j'avais même pas de peinture !! Pas pu laisser ma marque... Pas trop grave, non plus.) On a aussi fait une petite promenade sur la colline de Montabo, j'ai pu voir de plus près la "mangrove" (marais de végétaux ligneux aux racines plongeantes) qui fixe les vases et qui "filtre" l'eau qui descend dans les nappes phréatiques. J'ai pu récupérer (pour ma collec) une pierre avec une racine d'arbre fossilisée, trop belle ! Sinon, pendant que j'étais là, Florian a eu 20/20 à son bac kayak ! Joli ! Hé Fabien ; tu fais moins le malin avec ton bac pirogue, maintenant !! ;) On a aussi été voir "L'immortel", histoire de vérifier que "le sang versé ne sèche jamais". Avec Valérie, on est partie un soir voir à nouveau des tortues pondre ! Cette fois-ci, j'ai vu des tortues luths !! (voir dossier photos 11 - 23 mai) Trop bien ! Les tortues luths sont beaucoup plus grosses que les autres, elles font presque 2 mètres, en tout cas bien plus longues que mon mètre 60 ! (je sais je me suis allongée à côté pour voir si je dépassais... ben non, c'était elle !) On en a vu deux sur la première plage puis cinq ou six sur la plage des Salines ! J'ai pu en caresser une que j'ai raccompagné jusqu'à la mer, facilitant sa descente en étalant le sable devant elle. Leur carapace est en fait une peau de cuir et non pas une carapace dure comme les tortues vertes... oh, c'était trop chouette ! J'ai voulu faire un petit tour de Cayenne Centre et ai atterri place de Grenoble, puis j'ai été au Musée des Culture Guyanaises (j'ai un peu envie de dire "évidemment" ;) J'ai aussi été visité la Cathédrale Saint Sauveur à Cayenne, jumelle de Saint Jean Baptiste de Grenelle, pas très loin de chez moi !
Vendredi 04 Juin 2010Poster un commentaire
Transition mission - tourisme : d'Apatou à Cayenne... Tags associés : transit
Mercredi 12 Mai 2010Poster un commentaire
Je vous ai quittés le week-end dernier, où nous avons pu nous reposer et profiter de la fête à Boï Campou. Il y avait une salle de danse aussi, essentiellement ce sont les femmes qui dansent au début. Elles portent de très belles jupes appelées « pangis » (prononcez pangui). C’est très joli. Les hommes les rejoignent plus tard. D’ailleurs, je ne vous ai pas encore dit que les djukas sont polygames. Je vous propose de visionner une vidéo d'awasa, l'une des danses traditionnelles d'Apatou et de Grand Santi, mais ce n'est pas celle que j'ai vue. La version que j'ai vue était beaucoup plus de femmes, beaucoup moins organisée, mais tout aussi joli. Désolée pour les 50 premières secondes de la vidéo, je ne comprends pas pourquoi elle a été montée comme ça... http://www.youtube.com/v/au3JenTGu_Y
De retour à Grand Santi, je voulais vous montrer cette belle pelouse face à la mer (dossier photo 1er – 6 mai) qui doit vous sembler bien vide… Laissez-moi vous resituer : nous sommes en Guyane, l’herbe appartient aux insectes… et aux fourmis rouges ! alors non, personne ne prend le risque de se faire mordre par ces toutes petites bêtes, qui sont suffisamment vicieuses pour, au moment de vous mordre, s’envoyer un signal hormonal imperceptible pour l’homme qui leur permet de vous brûler toutes précisément au même instant.
Nous voyons aussi beaucoup de gendarmes et de présences militaires. Le QG est le bâtiment voisin du carbet où nous dormons. C’est là que les piroguiers doivent dormir aussi. On peut voir les fameux panneaux de kilométrages tous les matins. (dossier photo 1er – 6 mai) Notre carbet se trouve aussi face à l’embarcadère où toutes les pirogues débarquent, y compris ... les pirogues scolaires. Alors tous les soirs à 17h (heure des pirogues scolaires), c’est très animé !
Un peu plus loin sur la route qui va vers l’école Elie Castor, il y a un bel ara (dossier photos 1er – 6 mai).
Dimanche, nous avons été jusqu’à l’aéroport de Grand Santi ... il vient tout juste d’ouvrir ! La ligne sera mise en route dès lundi ! Cela permettra aux habitants de rejoindre Cayenne en une heure, alors qu’en pirogue il en faut trois ou quatre pour atteindre seulement Apatou ... et que la pirogue n’est pas protégée de la pluie (vous voyez le topo, en saison des pluies)... Il y a quatre heures et demie de route entre Apatou et Cayenne. Nos trois « mini guides » (trois enfants de CE2 – CM2 qu’on a vus en animation) nous entraînent dans la ville, croisant de nombreuses maisons avec des « bonjour » et autres sourires. Au détour, nous croisons une toute petite fille de 4 ou 5 ans ... avec un joint à la Bob Marley dans la main ... Thomas, l’un de nos « guides » m’expliquera qu’elle, « elle a toujours fumé »... Bon en même temps, si elle a quatre ans... ça ne fait jamais que quatre ans qu’elle fume... haha ! Dire que je trouvais qu’ils commençaient tôt en France (8 ou 9 ans les premiers jeunes ayant fumé dans les animations que j’ai faites)... Evidemment, nos trois guides aussi ont déjà fumé, ils m’expliquent qu’ils n’aiment pas trop ça ... et me racontent la simplicité avec laquelle ils peuvent (élèves de CE2) se procurer de la beu.
Pour finir, nous avons installé un panneau de depron (matériel d’animation pour construire les planeurs) au milieu du carbet (donc dans la rue) pour regarder « Good luck Chuck » (distrayant bof... le passage sur les manchots empereurs m’a fait rire) et « Le prophète » (je l’avais déjà vu, je trouve que c’est un très bon film, pas facile).
Enfin, cette semaine, nous avons terminé nos animations entre les deux écoles et le collège de Grand Santi. Au collège, ils ont des classes de danse urbaine, très sympa. On a dû libérer la salle de stockage du matériel, on en a profité pour admirer deux groupes de danse... Et mercredi, à la fin d’une animation, où nous faisons parfois chanter les enfants, une classe nous chante soudainement en choeur (pour nous remercier) « Lady Melody »... Un de ces moments de grâce où les enfants paraissent tellement adorables... (Ne vous y fiez pas !) http://www.youtube.com/v/VadTd3uYCg4 On se sent bien ici. Je trouve qu’on adopte rapidement les jeunes de Grand Santi, alors que ceux d’Apatou sont plus complexes. Est-ce dû à l’isolement de Grand Santi ? A la présence d’une épicerie et d’une boulangerie à Grand Santi ? Au fait que les directeurs d’école et du collège soient impliqués en Guyane depuis plus d’années que ceux d’Apatou ? Au fait qu’à Grand Santi il y ait une ethnie fortement majoritaire (alors qu’à Apatou, il y a beaucoup de mélanges) ? Impossible à dire. En tous cas, la mission est finie.
Nous retournons demain matin à Apatou pour faire l’inventaire et les bilans. Thomas vient nous taquiner une dernière fois avant de nous dire au revoir. Les amis de Guillhem (le fils d’Eveline et Claude) passent aussi.
Prochaine étape : rangements et bilans – Apatou, Kourou
Mercredi 12 Mai 20101 commentaire(s)
Je vous envoie un peu plus d’informations que lors de mon message éclair à Apagui. Nous avons donc pris la pirogue pour aller jusqu’à Apagui puis de nouveau pour aller jusqu’à Monfina. Je vous laisse quelques images de la rive, pendant le voyage (dossier 24-30 avril). On a passé quelques « sauts » et beaucoup de « bistouris ». Les premiers sont des « marches » de roche dans le fleuve, l’eau étant très haute en ce moment, on ne voit pas les rochers affleurer, mais on peut les deviner sous l’eau (une photo dans le dossier 24-30 avril). Les seconds sont des chemins d’eau, très fins à travers les arbres, qui permettent à la pirogue de faire un détour pour éviter les sauts (parmi les photos de la rive, on en voit).
L’arrivée à Monfina a été très animée, une escorte de diables hyperactifs se sont précipités pour nous aider à porter notre matériel jusqu’à l’école alors que le terrain de foot était recouvert d’eau... un vrai marais… (voir photos dans le dossier 24-30 avril). J’ai une photo des diables sur le diable aussi, dans le dossier 24-30 avril. Les animations à Apagui et Monfina se sont bien déroulées, on dormait dans les écoles car il n’existe aucun logement sur place. Nous sommes ensuite partis pour Grand Santi, la grande ville du coin, où nous avons installés nos hamacs, notre matériel et toutes nos affaires dans un carbet privé (avec des cloisons et une serrure qui ferme à clef). Ici à Grand Santi, les gens sont beaucoup plus « stylés »… On est tout proche du Suriname, sur la rive opposée (50 mètres de pirogue environ) et on traverse le fleuve en pirogues … ou … en jet skis !! … C’est sûr, ça va plus vite !
Depuis mercredi, on travaille sur Grand Santi, deux écoles et un collège. Les enfants sont surprenants, d’une classe à l’autre on a de très grandes différences de comportements et de niveaux. On ne sait jamais à quoi s’attendre, ce qui est motivant !
Jeudi matin, je me suis réveillée avec mon anneau de runes cassé, ouvert pile entre les runes. Quinze ans de protection qui s’achèvent… La légende dit que rares sont les dangers qui peuvent briser un anneau de runes… alors je me demande bien à quoi j’ai échappé looooool Peut-être à un anaconda affamé ? On dit qu’y’en a plein par ici mais je n’en ai vu aucun. J’ai toujours pas vu de scorpion non plus. Et pas de jaguar, mais ça c’est très rare. Par contre point de vue insectes volants et araignées, on ne sait plus où tourner la tête !
Je profite de l’accès internet de la ville (wifi bas débit difficilement accessible autour de la Mairie) pour faire ma mise à jour ANPE ! Et pour rajouter un petit article à ce blog du coup.
Ce week-end, une fête est organisée au village d’à côté, « Boï Campou » (on y accède en pirogue, bien sûr) : concours sportifs, danses traditionnelles, soirées... J’espère qu’on pourra y aller demain.
Prochaine étape : Encore quatre jours d’animations à Grand Santi puis rangements et bilans entre Apatou (vendredi 7 mai) et Kourou (dimanche 9 mai) pour la fin de la mission. Tags associés : animations, apagui, monfina, grand, santi
Samedi 01 Mai 20101 commentaire(s)
Petit article rapide, je profite d'un accès internet unique, depuis le début de mon voyage du moins, équivalent à nos accès parisiens adsl, free et compagnie.
un plaisir ! ;)
dommage de ne pas avoir transféré mes photos pour les envoyer, je n'imaginais pas que sur cette île de 9 habitants, Internet serait aussi bien déservi ! :)
En effet, l'école d'Apagui est isolée sur une île, les enfants arrivent en pirogues le matin. On attend de les voir arriver avec plaisir, c'est un bonheur de découvrir cette petite île où une fois encore on fait de belles rencontres et vit de beaux moments.
J'ai eu toute l'occasion de me rafraîchir avec le trajet en pirogue que nous avons fait pour arriver ici (4 heures de pirogue), il a plu en averse (style mousson) tout du long, l'eau s'est infiltrée partout. sur le moment, j'ai eu super froid ! j'avais oublié ce sentiment. c'était agréable d'avoir froid !!! hihi
maintenant que la pluie s'est arrêtée, me voilà juste à bonne température, ni trop chaud, ni trop froid. Super ambiance, guitare, rhum et détente, bons amis, rien à prouver, pas besoin de s'imposer, de faire semblant d'être "in" ou de rentrer dans des petites disputes niaises pour se prouver qu'on est "meilleur" que le voisin... comme c'est confortable.
je me détends terriblement bien.
à tous, je vous conseille une traversée de 4 heures en pirogue sous l'averse !! mais si, ça fait du bien ! ;)
avant de partir, je suis retournée chez Claude et Eveline et j'ai pu envoyer mes cartes postales :)
c'était aussi un bonheur d'être chez eux à nouveau, j'ai bien profité de mon statut de princesse hihi
j'ai aussi regardé la télé (si !!! ben en fait, elle m'avait presque manqué... ça évite de réfléchir la télé :)
mais alors ils ont diffusé Tarzan toute l'après-midi (plusieurs films, séries)... moi depuis plus savoir dire... lol
Moi retourner voir les copains qui chantent "on a fêté nos retrouvailles, ça m'fait d'la peine, mais il faut que je m'en aille... s'il faut partir, changer d'étoile, sur un navire, j'ai mis la voile..."
Lundi 26 Avril 20101 commentaire(s)
Je reprends ma petite semaine : Pour commencer, vendredi 16 avril, c’est le jour où j’ai pu accéder à Internet depuis ce cybercafé 100% parisien où je suis retournée aujourd’hui ! En arrivant, j’ai croisé un iguane qui faisait presque 1 mètre de long ! Pas eu le temps de faire de photo, la pauvre bête courait tant bien que mal (et ça valait le détour !!! il faut dire, ce n’est pas très pratique de courir quand on est un lézard géant !… j’ai appris par la suite que ça se mangeait très bien… bon, ben.. alors …. cours, iguane, cours !) J’ai eu ma première piqûre de fourmis rouges (j’ai eu bien d’autres par la suite), le défaut de marcher pieds nus pour faire ma lessive dans le fleuve. C’est étrange en fait, on dirait que la fourmi est encore en train de vous piquer plusieurs minutes après (genre dix – vingt minutes). J’ai enfin pu goûter l’agouti, super bon ! (sorte de rat local) J’ai goûté plein d’autres trucs aussi, depuis. Avant de partir sur mon week-end, je vous mets dans le dossier d’images « 16-23 avril » une photo d’un autel animiste qui se trouve à l’entrée de notre gîte. Le soir, nous sommes partis pour Mana, où vivent Claude et Eveline. Sur la route, nous avons croisé trois petits singes tamarins traversant la route par les fils électriques… Il y en a aussi qui passent dans les arbres près de notre gîte On a dormi chez Claude et Eveline vendredi 16 et dimanche 17, c’était fantastique (tout le confort moderne de votre appartement, en plus grand et avec terrasse et accès à la nature en direct, et plein de chats et d’animaux), je suis comme une princesse ici. Une princesse un peu boueuse d’avoir poussé la voiture embourbée en arrivant héhé, mais une princesse quand même. Et en cerise sur le gâteau, un papillon géant gardait ma chambre avec prestance, tandis que j’ai dû m’aplatir au sol pour laisser passer une splendide chauve-souris en allant chercher les cintres à vêtements pour la lessive (la machine à laver est réellement une des meilleures inventions humaines). Je vous laisse dans le dossier 16-23 avril une photo de Claude avec une autre chauve-souris(photo faite par Fabrice celle-là, à notre gîte). Et puis nous avons été à Mana, Awala Yalimapo, Acarouani, Javouhey et Saint Laurent du Maroni. On a vu les tortues vertes pondre sur la plage des Hattes (j’ai quelques photos de fesses de tortues si vous voulez voir… petits vicieux ! lol). Pas de tortue luth malheureusement… Il faudra que je revienne ! :) J’ai appris à reconnaître les palmiers… c’est pas encore ça ! awara, wasai, parépou, kumu, cocotiers … et les bananiers que je confonds toujours, pour l’instant. Seul défaut du séjour : la quantité de moustiques dans cette région qui est bien plus importante qu’à Apatou : 11 piqûres en 2 jours. Le dimanche soir, retour à Mawina Chuiti (notre gîte), mais je n’ai pas pu goûter du « jamais goûté », c’ est un poisson qui vit uniquement à l’embouchure des fleuves, très rare mais on en trouve justement ici, c’est très bon d’après mes collègues. Dès lundi, nouvelle découverte : un paresseux, vous le voyez porté par son « propriétaire » sur la photo (dossier 16-23 avril). Mardi, nous avons eu toute l’équipe du CNES et du Rectorat de Guyane, c’était du sérieux ! Et sincèrement, tout s’est très bien déroulé ! Tout le monde était content. Pour arriver à ce résultat, Fabrice a animé un concours endiablé de « robots martiens » tandis que Sylvain assurait sur la réalisation d’un système solaire avec la CLIS, qu’Eveline masterisait la construction de « fusées à eau » filmée par RFO et que Claude faisait des étincelles avec la construction de satellites pour les plus jeunes d’Apatou accompagnés des « officiels » qui ont mis la main à la pâte avec le sourire ! Des jeunes ont aussi lancé un ballon stratosphérique, c’était la première fois que les gens d’Apatou en voyaient, ils étaient fascinés, et nous bien contents de voir ça ! Et tout ça, lors d’une belle journée toute ensoleillée ! Idéal pour Mathilde, je l’espère. Journée magnifique qui bien sûr s’est soldée avec une panoplie fracassante de coups de soleil tout aussi magnifiques … Je n’avais jamais eu un pareil coup de soleil de ma vie. C’est horrible. Heureusement mes bracelets ont protégé mes mains et seule la zone entre le poignet et le coude est touchée. A propos de bracelets, leur nombre s’amenuise terriblement. Il ne me reste que 11 bracelets d’Ophélie, 7 bracelets d’Isabelle et 7 bracelets de Chrystèle (Chrystèle ! les bracelets en verre cassent beaucoup par ici, tu portes une caisse, tu pousses une voiture… et ainsi de suite. Heureusement que j’ai gardé un stock pour mon retour lol. Seuls les bleus et les verts survivent, pour l’instant… et ça fait tout juste deux semaines.) Ensuite, les animations ont continué, on s’est habitués à la petite vie d’Apatou et c’est un peu chez nous maintenant. Ça fait bizarre de devoir partir si vite (seulement deux semaines). Un matin en partant au boulot (à 7h du mat ici, midi chez vous), j'ai aussi eu le plaisir d'entendre JC et Fred annoncer le festival Jules Verne sur France Inter ! ça m'a donné l'impression soudaine d'être à quelques pas du Grand Rex, mon téléphone portable et mon trieur à la main, comme si Paris était la porte à coté, étrange sentiment. J'espère que tout s'est bien passé ?! Luke était au top ? Vous avez des photos de Nath en Leïa ?????? Allez, soyez sympas ! :) Bravo à vous pour ce beau festival et vive la Guyane :) J’espère qu’il y aura autant de lucioles autour de nous à Grand Santi qu’ici, car ces petites bêtes me font toujours sourire. Pour finir, trouvez-moi en France du Maaza tropical !!!! Comme on dit sur Facebook, « Je suis fan ! » (nectar d’ananas, pêche, banane et pomme… tout ce que j’aime !…) manque juste quelques fraises… je me console en pensant que vous mangez surtout les fraises OGM espagnoles pour l’instant…et que les meilleures fraises arriveront début juin… ben tiens ! pile quand je rentre !! La vie est bien faite quand même, hein ! Prochaine étape : Commune de Grand Santi, passages à Apaguy, Monfina et Grand Santi. Vraisemblablement, je ne pourrai plus communiquer avec vous avant le 7 mai ! Bonne quinzaine à tous !!!
Samedi 24 Avril 20103 commentaire(s)
Coucou !!!! Merci à tous pour vos messages, malheureusement nous n’avons pas accès à Internet (en dehors de ce cyber café « 100% parisien »
(ouééééééééééé) ouvert « parfois le matin, et un peu l’après-midi aussi » … ah … (j’ai essayé samedi sans succès ;) et nos téléphones n’ont pas de réseau sur lesquels écouter vos messages. Je sais donc vaguement que deux ou trois personnes, dont ma maman, m’ont appelé et laissé des messages, mais impossible de vous entendre ! J’espère que vous êtes tous en pleine forme…
Ici, il fait chaud, il fait humide, nous travaillons sans relâche, week-end inclus, mais il ne pleut pas encore ! (Tout va très bien ! En cas d’urgence, il faut contacter Virginie Larrède, ma responsable en France chez Planète Sciences (01 69 02 76 10).)
Nous ne sommes pas encore amenés à dormir sous le carbet * non plus ! (photos de carbets ci-dessous)
Le carbet, ce sera pour Grand Santi. Mais je vous envoie déjà quelques images du carbet de notre gîte de Mawina Chouiti : Voir taille réelle
Ce n’est donc pas dans ce carbet que nous logeons, ce ne sont pas nos affaires qu’on voit sur la photo.
Tout va bien (Ala sani bun !), nous sommes arrivés à Apatou, avons retrouvé tous les autres animateurs de la mission et partons dès lundi à la rencontre des enfants d’Apatou au travers de nos animations scientifiques.
Ça y est, vous me haïssez ? héhé ! Bon, mais il fait quand même « un peu » chaud. Ça me manque d’avoir besoin de trouver les verres…
A part ça, tout va bien ! Mes seuls tracas sont plutôt de ne pas voir la fusée décoller (alors qu’on vient quand même parler d’elle pendant un mois et demi) mais elle est systématiquement programmée aux moments où nous devons travailler… pas de chance. Alors que c’est la responsable au CNES de notre mission à nous, Mathilde, qui est aussi chargée du lancement en cours… double pas de chance ! En plus, ses lancements sont toujours repoussés ce qui fait qu’elle doit jongler entre les deux tout le temps… triple pas de chance… Bon, mais c’est pas sur la chance qu’on compte ! J’ai raté la mygale qui tombe aussi ! Mais je ne m’inquiète pas, on en verra sûrement d’autres ! Bon, d’ailleurs, il faut aussi que je vous montre un peu plus la réalité de la Guyane, sa forêt interminable et ses fleuves... De l'eau, des arbres, des arbres, des arbres, et encore de l'eau.
Un bonheur de voir autant d’arbres de différentes sortes. J’aime pas trop les insectes en quantité infinie par contre, mais heureusement les geckos et les araignées tapissent les murs (vaillants chevaliers me protégeant de tout insecte volant). Je suis ravie de voir les trois petits geckos roses arpenter ma chambre (pas de photos, ça les fait fuir !!).
Un « petit » scarabée en passant ? En fait, les seuls défauts de la Guyane c’est les petits insectes volants de toutes sortes, les fourmis et qu’il fait chaud… 30° à l’ombre, sans bouger, sans respirer !
J’ai hâte de commencer les animations, dès lundi. Pour finir je vous mets quelques images de la route qui va de Saint Laurent à Apatou car le premier tronçon est tout juste terminé. C’est une très belle route mais je suis impressionnée par les coupures dans la montagne… Tout du long de la route, la terre rouge et sa forêt sont tranchées en deux pour faciliter notre passage à travers leurs entrailles… Je suis mitigée entre l’immense plaisir pratique de pouvoir utiliser cette route et la violence des images dans cette démonstration flagrante de l’inadéquation Homme / Nature.
Je pourrais aussi vous parler des papillons, des oiseaux, du rhum, des auto-stoppeurs (j’adore) et des « conducteurs » qui ne savent pas conduire (j’adore moins !) mais ce serait trop long ! … PS : En même temps, en Guyane, il n’y a que deux voies, une pour chaque sens… mais tout le monde roule au milieu… et moi aussi ! Ben quoi, c’est là que la route est meilleure. Quelques petits mots pour finir : Et je vous invite à chercher « Radio Mosaique » sur Internet ! Notre musique du moment … Surtout, désolée pour ceux qui demandaient des mises à jour régulières, j’aurais moi aussi bien aimé pouvoir mettre ce petit blog à jour deux ou trois fois par semaine ! Mais là ce sera plutôt trois fois par mois ouiiiin. Et pour les cartes postales… c’est mal barré ! Enfin, j’ai vu la CAF (euh pardon, la Poste), mais pas de vendeur de cartes postales !… A moins de vous écrire des petits mots sur des bouts d’ailerons de micro-fusées… pas gagné ! Merciiiiiiiiiiiiiii encore de vos messages ! De gros ziboux à tous ! A bientôt, je ne sais pas trop quand …
Prochaine étape : début des animations Tags associés : premiere, etape, arrivee, apatou, preparation, animations
Mercredi 14 Avril 20101 commentaire(s)
Bon ben je n’ai pas pu poster mon article hier car il n’y avait plus de courant dans la région ! Donc plus d’internet non plus. Mais c’est revenu aujourd’hui. J’espère que le cybercafé sera ouvert ! Avant de commencer à parler travail, je tiens à faire un petit mot sur le pak (orthographe ?…), que j’ai goûté hier soir (un dérivé d’agouti, un rongeur guyanais), et c’est délicieux ! Merci Harold et Lorenzo. Un petit mot aussi sur le rhum et ses coutumes : la première, à l’ouverture de la bouteille (deposer le bouchon à terre et de le briser (bon, ben maintenant, va falloir finir la bouteille hein), la seconde sur la question du Service : « Tuer to kô to mem ! » (Tue ton corps toi-même… en gros t’as qu’à te servir). Par contre je tiens aussi à citer le bois qui pue, « bois caca », un bois local avec de jolies formes (épaisseurs, comme des vaguelettes), mais qui dégage une forte odeur de pieds de militaires en mission … et qui sert de poteaux à notre terrasse déjeuner. Bon, mais le lieu est super, il faut pas s’arrêter à ça, baignades tous les jours, beau temps, travail en musiques et journées agréables. Le lieu étant extrêmement bien situé sur la toute nouvelle route et le gérant voyant les choses venir, nous pouvons imaginer à ce lieu le bel avenir touristique qui l’attend. Il nous parle déjà des canoës à acquérir pour mettre à disposition de ses invités, cannes à pêche, creusage du sol pour créer une petite plage, ventilateurs, etcetera Enfin, ce matin j’ai ouvert les yeux et … elle était là … cette charmante dame verte … le nom créole signifie « cheval à Bon Dieu », j’étais un peu étonnée tout de même au réveil … je me suis rarement levée aussi vite, mais bon, elle ne me gêne pas vraiment. Je verrai si elle est encore là ce soir.
Je réalise m’être déjà habituée à ce beau pays qui fourmille de vie, les paysages de forêts et la terre rouge, les carbets, la Poste … tout m’est devenu familier. Et j’ai la chance de rester encore deux semaines dans cet endroit (et ses environs) avant de partir sur le fleuve. Dommage que le cybercafé soit toujours fermé.
Nos premières animations ? Super bien passé. La toute première était une classe qui avait déjà bossé sur le sujet avant notre arrivée et c’était donc très sympa. Ensuite j’ai découvert un peu plus les enfants guyanais, qui sont plus « dynamiques » que ceux de métropole et parlent en plusieurs langues pendant l’animation … j’essaie de suivre mais avec l’animation à assurer et le fait qu’on parle français entre nous, je ne peux pas me concentrer sur ce qu’ils disent. Les plus jeunes ont vraiment du mal à tenir en place ! Beaucoup n’hésitent pas à s’étaler et s’endormir sur leur table… Il faut dire qu’ici il faut condenser une journée d’école sur seulement la matinée (l’après-midi, la chaleur est insupportable en fait). Les enfants commencent donc les cours à 7h du mat et terminent vers midi ou 13h, sans interruption dans le travail, juste quelques récréations de dix minutes (3 ou 4). Pas de pause déjeuner non plus, juste les petits sandwichs ou biscuits que les parents ont préparé en cas de petite faim. Nous, l’après-midi, on enchaîne sur les réassortiments de matériel, rencontres Maires et Directeurs d’Ecole, ou sinon on va faire des animations avec les jeunes du collège (on commence demain, notez qu’il n’y a qu’un seul collège dans la commune, on va donc y passer assez souvent).
Voilà, je ne sais plus quoi dire moi ! A la prochaine ! Ah si : Shlibi chwiti ! (Bonne nuit !!!!:) Tags associés : apatou, premiere, nee, danimation
Mercredi 14 Avril 20101 commentaire(s)
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